Un an plus tard : l'opération Calice était-elle légale ou non ? Actua
Un an plus tard : l'opération Calice était-elle légale ou non ?
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Un an plus tard : l'opération Calice était-elle légale ou non ?

Un an après les faits,  la fameuse "Opération Calice", cette perquisition musclée de bâtiments ecclesiastiques ordonnée par le juge Wim De Troy refait surface.  La chambre des mises en accusation de Bruxelles doit en examiner la légalité... pour la troisième fois.  Explications.

On se souvient que le bouillant juge Wim de Troy avait ordonné une perquisition musclée des bâtiments ecclésiastiques l'an dernier : les policiers avaient fouillé non seulement la résidence du cardinal Danneels, mais aussi le palais épiscopal, la cathédrale Saint-Rombaut ainsi que la commission Adriaenssens.  Les policiers n'avaient pas hésité à sonder les tombes de prélats décédés afin de retrouver des preuves de pratiques pédophiliques...

Le juge a récemment défrayé la chronique judiciaire en provoquant la libération d'un présumé dealer en refusant d'ôter sa ceinture pour pénétrer dans la prison de Saint-Gilles.  La loi lui a finalement donné raison.

Mais ce que la chambre des mises en accusation de Bruxelles va devoir examiner pour la troisième fois, c'est la légalité des perquisitions menées au domicile du cardinal Danneels et dans le palais épiscopal. Ces perquisitions au domicile privé du cardinal avaient été remises en cause par l'avocat de l'archidiocèse, Me Fernand Keuleneer, tandis que le parquet général contestait celles du palais épiscopal.

La chambre des mises en accusation a déjà examiné ces affaires les 13 août et 9 septembre 2010, mais la cour de cassation, par un arrêt du 12 octobre, a cassé ces décisions car certains témoins n'avaient pas été entendus...  Le 22 décembre, la chambre des mises en accusation a considéré que la perquisition à la commission Adriaenssens - du nom du professeur qui présidait cette commission relative à la pédophilie au sein de l'église - n'était pas légale.  Décision cassée le 5 avril 2011 par la cour de cassation qui y  a trouvé un "vice de procédure"...

Et, rebelote et dix de ders, la chambre des mises en accusation devra revenir une troisième fois - à une date nom précisée - sur cette affaire pour lui donner, on l'espère, une fin...  définitive.  (MB).

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