Le procès de Jacques Chirac concernant les emplois fictifs alors qu'il était maire de Paris pourrait bien se dérouler sans le principal intéressé. Jacques Chirac, dans une lettre remise au tribunal, se déclare incapable d'assister aux audiences.
C'est un nouveau coup de théâtre dans le procès contre Jacques Chirac. Ce procès concerne les emplois fictifs distribués à ses proches lorsque l'ancien président français était le maire de Paris.
Mais les avocats de Jacques Chirac ont remis au tribunal une lettre accompagnée d'un certificat médical, dans laquelle l'ancien président connu pour son dynamisme se déclare incapable, physiquement et intellectuellement de participer à cette audience.
S'agit-il de la maladie d'Alzheimer ? Les facultés physiques et intellectuelles de Jacques Chirac sont-elles amoindries à ce point ?
La loi autorise un prévenu à ne pas comparaitre s'il risque moins de deux ans de prison. Dans les autres cas, il peut décider soir d'obliger le prévenu à se présenter, soit reporter l'audience jusqu'à ce que la personne se rétablisse.
Dans le cas de Jacques Chirac, les chances de rétablissement sont faibles. Il demande donc que ce soit ses avocats qui le représentent. Certains juristes évoquent le fait que cela affaiblirait les droits de la défense. D'autres suggèrent une audition à domicile.
Dans tous les cas, cette maladie pose problème : le prévenu ne peut être acquitté pour irresponsabilité que s'il est reconnu mentalement irresponsable "au moment des faits". C'est à dire au moment où il était maire de Paris. Et non pas au moment du procès.
De plus, le droit sous-entend que le prévenu doit être capable de comprendre la sentence et de regretter son acte. Les troubles mentaux du président lui permettent-ils encore de comprendre ce qu'il a fait et la sentence qu'il encourt ?
Du grain à moudre pour les juristes... (MB).
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