Depuis peu, l’Etat belge s’est doté d’un nouvel outil de contrôle performant : un programme informatique. Ce sont les entreprises de construction qui sont dans le collimateur mais les secteurs de l’horeca et du nettoyage vont suivre.
Le travail non déclaré, plus communément appelé travail au noir, est une réalité quotidienne dans notre pays. Cette fraude sociale a des conséquences néfastes tant pour le marché (concurrence déloyale) que pour l'Etat, et donc la collectivité, qui subit d'importantes pertes de rentrées fiscales et sociales.
Les travailleurs au noir courent de graves dangers. Ils ne bénéficient d'aucune protection sociale et sont généralement occupés sans respect des conditions légales de travail, donc dans des conditions plus dangereuses.
Le gouvernement avait déjà mis en place la LIMOSA pour les employeurs étrangers comparable à la DIMONA pour les employeurs belges. Il s’agit de déclarer un nouveau travailleur étranger par voie électronique le premier jour de travail. C’est un instrument de contrôle pour vérifier précisément combien de personnes étrangères exercent des activités en Belgique.
Ces différents instruments de contrôle permettront aux pouvoirs publics d’intensifier leurs contrôles afin de lutter contre la fraude sociale. Ils devraient être mis en œuvre de façon coordonnée par les différents services de l’inspection du travail. (IH)
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