Washington - Amal Graafstra, un informaticien américain, vient de se faire implémenter deux puces VeriChip dans les mains et s’en sert pour démarrer sa voiture ou entrer chez lui : plus de clés dans la poche. Et nous, consentirons-nous à être « pucés » ?
Avec la puce implantée dans son corps, Amal prétend s’être grandement facilité la vie. Toutes ses données personnelles y sont enregistrées, en ce compris son dossier médical. Aujourd’hui, plus de 300 personnes sont déjà « pucés » dans le monde. A Barcelone, une boîte de nuit propose une puce sous-cutanée pour conditionner l’accès au local.
Mais imaginons, par exemple, que l’on “puce” les immigrants, les illégaux et les travailleurs saisonniers pour aider le gouvernement à les identifier. Est-ce que ces travailleurs consentiraient à être obligatoirement « pucés » ? N’y aurait-il pas là « contrainte » si le caractère « volontaire » de cet acte détermine aussi la chance d’obtenir un emploi et de gagner de quoi vivre ?
Autre cas de figure : quand un employeur donne une carte d’accès à un travailleur par exemple, la société reste propriétaire de la carte. Est-ce que l’employeur va aussi être propriétaire de la puce implantée dans le corps d’un employé ? A qui appartient la puce et à qui appartiennent les données qui sont sur la puce ? L’étiquette électronique peut-elle être lue sans le consentement de la personne chez qui elle est implantée ?
Beaucoup de questions encore et une nécessité évidente de mettre des limites pour éviter les dérives...
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