Vénézuéla : une prison 5 étoiles Actua
Vénézuéla : une prison 5 étoiles
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Vénézuéla : une prison 5 étoiles

Une piscine, un DJ jouant de la house à fond les manettes, des parieurs qui jouent sur des combats de coqs ou des hommes qui se relaxent dans un hamac : c'est le quotidien de San Antonio sur l'île Margarita, au large du Venézuéla.

De l'extérieur, les barbelés et les hauts murs ne laissent aucun doute, il s'agit bien d'une prison.  De l'intérieur, on se pince pour être sûr de ne pas rêver...

Ici, des gens en maillot plongent dans une piscine aux eaux azur.  Là, des parieurs s'excitent sur un combat de coq.  Plus loin, dans ce bâtiment, un DJ passe de la house music à fond les manettes.  Et dans la cour de l'établissement, à l'ombre de ces arbres exotiques, des hommes font la sieste dans des hamacs...

C'est pourtant bien une prison.  San Antonio, est bien la prison de l'île de Margarita.  Cette dernière est surtout une plaque tournante pour tous les trafics possibles et imaginables : drogue, sexe, armes.  La corruption, pourtant endémique au Vénézuéla, atteint ici des sommets inouïs.

Une prison gérée par les taulards

La prison de San Antonio est gérée par les prisonniers eux-mêmes : c'est El Conejo - le Lapin, en espagnol - détenu pour drogue, qui a institué ces nouvelles règles.  Théofilo Rodriguez, de son vrai nom, a même son logo - le lapin du magazine Playboy - affiché un peu partout sur les murs de l'établissement.  Certains co-détenus le portent même en tatouage.

Ce personnage haut en couleurs a pris le contrôle de l'institution par la violence, mais a pu le conserver en instaurant un "code du prisonnier" : un ensemble de règles de vie que chacun respecte pour le bien-être de tous...

Si Rodriguez règne d'une main de fer sur son royaume, il se vante aussi d'avoir "humanisé la prison de San Antonio" et d'en avoir fait "un modèle pour toutes les prisons du Vénézuéla".  Avant son arrivée, dit-il, la prison était un "désastre total.  Les détenus ne s'aimaient pas entre eux, il y avait des bagarres et des meurtres, il n'y avait aucun respect."

La drogue et les femmes circulent librement à l'intérieur de l'enceinte.  Mais si les détenus enfreignent les règles, les punitions sont sévères.

Malgré tout, certains détenus apprécient tellement la vie à San Antonio, qu'à peine sortis, ils commettent un délit dans l'espoir d'y revenir.  

Un modèle pour nos prisons belges, où les détenus font tout ce qu'ils peuvent pour sortir ?  (MB).

http://www.youtube.com/watch?v=e8vThRlKAbI

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