Vers l’école maternelle obligatoire ? Actua
Vers l’école maternelle obligatoire ?
Actua

Vers l’école maternelle obligatoire ?

C'est en tout cas l’objet d’une proposition de décret déposée par le MR. Actuellement, la fréquentation d’un établissement scolaire est obligatoire à partir de 6 ans.

En Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB), les taux de scolarisation dans l’enseignement maternel s’élèvent à 91,6 % à 3 ans, 95,3 % à 4 ans et 96,1 % à 5 ans, ressort-il d’une étude du sociologue Bernard Delvaux (UCL). « Mais, en fonction des populations et des régions, les écarts peuvent être grands d’une école à l’autre », pointe le député Pierre-Yves Jeholet (MR). « Or, ce sont justement les enfants qui en ont le plus besoin, notamment parce qu’ils sont issus de familles où l’on ne pratique pas la langue française, ou qui sont les plus défavorisées, qui font l’impasse sur l’école maternelle. »

« Le but est de lutter contre l’échec scolaire », insiste l’élu MR. En fait, cette proposition est très sociale, car il s’agit de venir en aide à une population plus défavorisée ou dont la maîtrise de la langue française est loin d’être parfaite. »

Apprendre en s’amusant est essentiel

« La maternelle : pas obligatoire, mais fondamentale ! », peut-on lire sur le site du Ligueur. Et de poursuivre : « Contrairement à ce que croient certains, la maternelle, ce n’est pas une garderie améliorée et les enfants ne font pas que s’y amuser. La maternelle, c’est même un passage important pour leur développement global (moteur, psychique et relationnel). De la classe d’accueil à la 3e maternelle, ils construisent ainsi leurs fondations d’enfant et d’élève, à la fois seul et dans la collectivité. »

On peut ainsi distinguer six grandes catégories d’apprentissage qui se font en maternelle :

- être autonome : passer du statut de centre du monde à « un-parmi-d’autres » (qui peut aller jusqu’à 25 ou 26, alors que l’idéal est d’une quinzaine d’élèves par classe) ;
- savoir mesurer et compter : le jeu, les comptines, les chansons, les petits événements du quotidien, la psychomotricité servent de support aux bases des mathématiques ;
- savoir écrire : là où vous ne voyez que les « craboutchas » de Zoé se cachent les premiers pas du graphisme. Et de détail en détail, au fil du développement de la fine motricité, l’enfant file vers l’écriture (notamment son premier mot maîtrisé : son prénom) ;
- se contrôler : respecter des consignes multiples, faire attention aux autres, s’approprier l’espace, c’est apprendre le vivre-ensemble ;
- se repérer dans le temps : c’est grâce à la « routine » de la classe sur la journée, puis sur la semaine que l’enfant acquiert peu à peu la notion de temps ;
- s’exprimer et réfléchir : éveiller l’imaginaire, mettre des mots sur des objets, représenter une émotion ou une envie. Et les différences de langage (langue parlée, nombre de mots de vocabulaire…) sont également une richesse pour une classe !

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