Des images diffusées vendredi montrent Ram Singh, l'un des six auteurs présumés du viol survenu, participant à Aap Ki Kachehri, une émission de divertissement animé par une ex-policière.
Cette émission, qui n'existe plus aujourd'hui, avait pour but de résoudre sous l’œil des caméras toutes sortes de différends entre particuliers. Singh s’y était présenté pour demander des dommages compensatoires à son ancien à son ex employeur, une compagnie de bus, après avoir été blessé dans un accident de la circulation au volant d'un car qu’il conduisait pour le compte e la société.
Mais son employeur, également présent sur le plateau, accusait de son côté le chauffeur «d'imprudence au volant et de conduite en état d'ivresse» et l'accusait d'avoir sorti le bus du dépôt alors qu'on lui avait signalé que le véhicule avait été retiré du service. À la fin de l'empoignade télévisée, où l'on voit notamment le chauffeur plaider qu'il est veuf avec un fils à charge, Singh n'obtint finalement pas les dommages et intérêts escomptés pour son accident du travail.
L'opinion publique révoltée
Singh a alors acheté un bus aux vitres tintées, ce qui est interdit en Inde, et s’est mis à véhiculer des personnes pour son propre compte, alors que son permis aurait du lui être retiré pour conduite en état d’ivresse. Le soir du viol, son frère lui aurait piqué le bus pour partir en virée à des amis et c’est là que la soirée aurait tourné au cauchemar. Six personnes, dont un mineur, sont accusées d'avoir violé l'étudiante de 23 ans à plusieurs reprises, de l'avoir agressée sexuellement avec une barre de fer et de l’avoir jeter à moitié nue hors de l'autobus.
La victime, dont le nom n'a pas été révélé, est décédée des suites de ses blessures treize jours plus tard dans un hôpital de Singapour où elle avait été transférée pour tenter d'être sauvée, après trois interventions chirurgicales et un arrêt cardiaque.
Son petit ami, témoin du drame, a également été passé à tabac. Le gouvernement indien a annoncé l'ouverture d'une enquête spéciale sur ce fait qualifié de "divers" et d'"atroce" par le Premier ministre Manmohan Singh, un fait qui a révolté l'opinion et fait descendre dans les rues de New Delhi des milliers de femmes réclamant plus de sécurité et une meilleure prise en compte par la police et la justice des violences sexuelles faites aux femmes.(AD)
Viol en Inde : Un des 6 suspects était apparu dans une téléréalité
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