Violences conjugales : pour une tolérance zéro Actua
Violences conjugales : pour une tolérance zéro
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Violences conjugales : pour une tolérance zéro

Ce vendredi est décrété journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. En Belgique, une femme sur cinq subit des violences conjugales. Pour lutter contre celles-ci, il existe un principe : la circulaire Tolérance 0.

Depuis le 3 avril 2006, la circulaire ministérielle Onkelinx « Tolérance zéro » est d'application. Un des grands principes qui régit cette circulaire est la pratique de la tolérance zéro pour mettre fin au classement sans suite trop majoritaire qui a une influence néfaste tant sur l'auteur des violences que sur la victime.

Aujourd’hui, à chaque violence physique ou psychologique, il doit y avoir une réaction du Parquet. Cette réaction n'aboutit pas nécessairement devant le Tribunal mais ce que les femmes veulent avant tout, c'est la cessation de la violence et la reconnaissance par leur partenaire des actes inacceptables qu'ils leur ont fait subir.

Il faut réagir au plus tôt. En effet, si un auteur de violence reste impuni trop longtemps, il finit par vivre dans l'illusion de la toute puissance. Plus on attend, plus la situation risque de s'aggraver. La plupart des crimes conjugaux interviennent d’ailleurs quand la femme entreprend de quitter son mari et lui révèle ainsi les limites de son pouvoir.

Les principes

Quatre principes régissent cette circulaire : la violence est interdite, c'est une violation de la loi, elle entrave la liberté des femmes et il n'y a pas d'excuse à la violence.

Quant aux victimes de ces actes, elles attendent : la cessation de la violence, la sécurité et la protection pour elle-même et pour les enfants, la reconnaissance par l'auteur des actes qu'il a posés, la prise de conscience par lui du caractère inacceptable de ses agissements et la reconnaissance du statut de victimes de la violence conjugale par la société.

Résultats

Mais aujourd’hui, six ans plus tard, certaines associations féministes critiquent la circulaire « Tolérance 0 ». Pour elles, il existe de grands décalages entre ce que prévoit la circulaire et son application effective sur le terrain.

La prise en charge serait fort inégale, suivant le lieu où la victime porte plainte. « Cela arrive malheureusement assez souvent que des femmes se rendent dans des postes de police où elles ne trouvent personne de référence ni quelqu’un formé à ces questions-là ; ce n’est pas rare aussi que l’on associe ces problèmes de violence conjugale à des problèmes de couple, voire de mésentente. On ne prend pas toujours au sérieux la plainte déposée »,  regrette Fabiana Canedo (animatrice à l'espace ''Couleur femme'' d'Ixelles), peut-on lire sur le site de la RTBF.

Les associations demandent dès lors une prise au sérieux plus systématique des plaintes pour violence conjugale. Il faut savoir qu’en Belgique, en moyenne, 147 femmes portent plainte chaque jour pour violence conjugale. (AD)

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