Après avoir été démasquée aux États-Unis, qui l'ont expulsée en juillet 2010, l'ancienne espionne russe Anna Chapman entame une carrière commerciale basée sur la valorisation de son image sulfureuse. Et va jusqu'à poser en petite tenue en couverture de magazines.
«Mon nom est Chapman, et je vais tout vous révéler». Moulée dans des robes de velours, la sculpturale Mata Hari russe aux yeux revolvers présente une émission sensationnaliste sur la chaîne privée REN-TV. Mais depuis le 1er février, Anna Chapman, 28 ans, n’est plus seulement l’icône cathodique des Mystères du monde. Elle est une marque. Son nom a été déposé à l’Office des brevets, à Moscou, ce qui lui permettra de commercialiser des cosmétiques, des boissons, des poupées érotiques à son effigie, ou encore sa propre ligne de vêtements.
Espionne démasquée, la belle Anna a été expulsée des États-Unis en juillet 2010 avec neuf autres agents des services de renseignements russes. Elle aurait pu chercher à se faire oublier, mais pas du tout. À peine avait-elle posé le pied en Russie que le Premier ministre, Vladimir Poutine – lui-même ancien espion –, l’accueillait en grande pompe et lui prédisait une « brillante carrière ».
Depuis, on l’a vue exhiber ses formes avantageuses, pistolet à la main, dans le magazine masculin «Maxim » sous le surnom d’Agent 00 Sex, parrainer le lancement de la capsule Soyouz vers la station spatiale internationale, assister aux célébrations du 68e anniversaire de la bataille de Stalingrad, et même entrer à la direction de Molodaïa Gvardia, l’organisation de la jeunesse de Russie unie, le parti de Poutine. Elle lorgne, dit-on, un siège au Parlement. Pas encore la présidentielle de 2012, mais sait-on ¬jamais…
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