Cette semaine, Troy Davis a été exécuté en Georgie alors qu’il clamait son innocence depuis de nombreuses années. Un sujet sur lequel le cinéaste un brin provocateur Michael Moore a décidé de s’exprimer : en guise de protestation contre « les assassins qui dirigent cet Etat meurtrier », il a retiré des librairies de Géorgie tous les exemplaires de son dernier livre.
Le cinéaste et auteur a annoncé jeudi sur son compte Twitter qu'il avait « demandé à son éditeur d'enlever tous les exemplaires de dernier livre (paru le 13 septembre) de toutes les librairies de Géorgie ». Et de poursuivre : « Je ne veux pas faire d'affaires avec un Etat qui autorise ces actions haineuses ».
Sur son site internet, le cinéaste « encourage tous ceux que je connais à ne jamais se rendre en Géorgie, à ne rien acheter qui vient de là, à ne pas faire d'affaires avec le Géorgie ».
Et si son livre n'est pas retiré, « je ferai don des droits d'auteur rapportées par le livre en Géorgie pour aider à triompher des racistes », a-t-il précisé.
Etiqueté ennemi public n°1 par les conservateurs américains depuis son très controversé « Fahrenheit 9/11 », le réalisateur et écrivain Michael Moore s’était, depuis quelques années, fait plus discret. Qu’à cela ne tienne, sept ans après sa Palme d’or à Cannes, il signe son grand retour et publie « Here Comes Trouble », un recueil de nouvelles en forme de mémoires qui devrait, une fois de plus, déranger l’Amérique. Sa rencontre, à onze ans, avec Bobby Kennedy, la joie des fidèles de sa paroisse à l’annonce de la mort de Martin Luther King, sa désertion du front vietnamien, sa première altercation avec un président, Ronald Reagan à l’époque : en tout c’est plus d’une vingtaine d’anecdotes de jeunesse que Michael Moore partage avec ses lecteurs, signant avec ce nouvel opus, « son oeuvre la plus personnelle ». (AD)
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