Vous êtes accro à Facebook? Alors voici le jour idéal pour faire une petite cure de désintox. En effet, le 28 février a été déclaré : Journée mondiale sans Facebook. Une initiative pour la moins contradictoire vu que cette action est proposée et relayée via un groupe du réseau social lui-même.
Lancée l’an dernier, cette journée a réuni plus de 140.000 participants, rien qu’en France et en Belgique. Pourquoi une journée sans facebook?
L’intérêt de la journée ?
Selon ses promoteurs, il s’agirait de lutter contre l’addiction à la cyber dépendance, protester contre l’intrusion des pubs qui se font passer pour de l’information (à croire qu’ils ne connaissent pas Google…) et rappeler à Facebook qu’ils ne seraient rien sans leur clients… pas moins que cela !
Plus sérieusement
Les promoteurs insistent aussi sur la sécurisation nécessaire de l’outil qui est plutôt du genre perméable à de nombreuses attaques et autres pillages d’informations. Car si d’un point de vue technique c’est génialissime et très excitant, d’un point de vue humain ça l’est beaucoup moins.
En outre, avec le développement récent de ses dernières applications, Facebook devient de plus en plus un outil marketing et de moins en moins un lien à vocation sociale. Or, espionnage marketing et protection de la vie privée ne font vraiment pas bon ménage !
En outre, les paramètres peu transparents des applications sont aussi régulièrement critiqués. De nombreux programmes récupèrent ainsi les informations personnelles des membres qui les utilisent, ou pire, transmettent des virus. Autant de sujets de préoccupation que la Journée mondiale contre Facebook souhaite relayer en sensibilisant à la cyberdépendance à l’intrusion dans la vie privée.
Censurée par Facebook
Ironiquement, les organisateurs de la journée ne font circuler leur message que sur ladite plateforme et se butent aux administrateurs du puissant site, qui ont supprimé les pages Facebook qui annonçaient l’événement en français, en anglais et en espagnol.
Soulignons tout de même que malgré le bien-fondé d’une telle journée de privation, Facebook ne pourrait exister si la bête n’était pas aussi bien alimentée par les internautes». (AD)
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