On dit que notre pays regorge de talents vocaux mais à y regarder de plus près, force est de constater que de Frédéric François à Salvatore Adamo, en passant par Lara Fabian et Roberto Bellarosa, le gagnant de The Voice Belgique 2012, ce terroir musical nous vient tout droit de la botte italienne ! Et Mario Guccio, le leader du mythique groupe Machiavel n’échappe pas à la règle.
De parents immigrés italiens, né en 1954 dans une petite maison ouvrière du côté de Herve, Mario se sent très jeune porté par les métiers du spectacle et l’art de la scène.
Alors que son père assure le quotidien familial en travaillant durement dans les charbonnages carolo et liégeois, à la maison, c’est la voix d’une mère portée par la musique qui berce les journées de cette famille de trois enfants, au rythme du répertoire napolitain. Caruso, La Calas et Mario Lanza n’ont pas de secret pour le jeune Guccio. Et puis, il y a Jacques Brel aussi. Mario n’a que huit ans et ne comprend pas encore le sens profond de tous les textes mais il est scotché pas l’interprète.
A l’école, très tôt, Mario participe à tous les spectacles, porté par des parents qui le poussent vers la musique. Et puis viennent les années de solfège, avec la clarinette pour compagne de jeu. Mario joue, Mario découvre, Mario rêve. La musique est sa passion, il veut en faire son quotidien.
Et le rêve devient « machiavéliquement » réalité en 1977, avec la rencontre du groupe Machiavel (formé en 1974) du nom de Nicolas Machiavel, un philosophe de la renaissance italienne dont la pensée la plus célèbre est sans nul doute : « Il faut être prince pour bien connaître le caractère du peuple et élu du peuple pour être prince ».
Princier, le groupe le deviendra très rapidement, avec Mario pour leader, d’abord à l’intérieur de nos frontières et puis par-delà, avec le titre planétaire « Rope Dancer » (le funambule) qui propulsera le groupe sur la scène internationale, en ce compris en Russie (malgré la censure), et lui vaudra son premier disque d’or.
De 1978 à 1983, Machiavel enchaîne les succès, quatre disques d’or et deux disques de platine, dont « Fly » qui rythma les dance-floors de ceux qui avaient vingt ans dans les années 80.
Trente-sept ans plus tard, et malgré une pose de quelques années, Machiavel est toujours présent sur le devant de la scène et comme se plaît à le préciser Mario, « écoutés par les 14 à 50 piges, on est aujourd’hui les Tintin du rock-and-roll et notre deuxième vie, après le break, est beaucoup plus longue que la première ».
Leur dernier album, « Eleven » est déjà dans les bacs et plus de 30 dates de concert sont prévues d’ici à la fin de l’année, ce qui prouve que le vrai rock, celui des Zep, des Stones et de Steve Marriott n’est pas mort. Un dernier rêve pour Mario serait de chanter un duo avec Selha Sue et Bono. En équilibre sur son fil, le funambule poursuit sa route, la tête emplie de projets musicaux. (AD)
Prochaine date de concert : le 19 mai – Coliseum de Charleroi
Crédit photos :
ImageBuzz Agency
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Mario Guccio, le leader funambule du groupe Machiavel
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