Miss Italia in Belgio deux fois en finale Entertainment
Miss Italia in Belgio deux fois en finale
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Miss Italia in Belgio deux fois en finale

Le conte de fée continue : Paola Sarno, Miss Italia Belgio est trop jeune pour représenter la Belgique à la finale retransmise par la RAI. Elle sera donc l'invitée du concours en juin et représentante officielle l'an prochain.  Portrait d'une jeune femme d'exception.

Miss Italia in Belgio n'ira pas à la finale !  

Pour Paola Sarno, pour la famille, pour Danielle Pietroniro, l'organisatrice du concours Miss Italia Belgio, c'est la consternation : la RAI a changé son règlement en cours de concours.  Désormais, les Miss devront avoir plus de 18 ans pour participer aux émissions retransmises par la radio-télévision nationale...

C'est donc la dauphine, Livia Dushkoff, qui représentera la Belgique à la finale de Reggio Calabria...  Dans les médias, c'est la confusion.  Qui est la vraie Miss Italia ?  Qui détient le titre ?  Que devient Paola Sarno, celle qui avait conquis le jury tant pas son élégance naturelle que par une beauté à couper le souffle ?  Nous avons voulu en avoir le coeur net.  Nous avons donc rencontré la principale intéressée et avons interrogé l'organisatrice du concours, Danielle Pietroniro, et nous avons de bonnes nouvelles !

Deux fois en finale !

Danielle Pietroniro, nous confirme que la RAI l'a avertie en plein concours.  Alors que, comme depuis 18 ans, elle accepte des jeunes femmes à partir de 16 ans, la RAI l'informe à mi-concours que le règlement change, que désormais seules les jeunes femmes âgées de 18 ans au moins pourront participer à la finale.

Elle prend la décision de ne rien dire au jury.  Elle veut laisser sa chance à chacune de ces candidates qui ont investi dans d'espoir et d'énergie dans cette compétition.  Lorsque le jury choisit Paola Sarno, 16 ans, Danielle Pietroniro doit révéler la triste vérité.  Juste avant la proclamation des résultats, elle annonce la décision de la RAI.  Paola Sarno conserve bien évidemment son titre de Miss Italia Belgio, mais c'est la 1e dauphine, Livia Dushkoff, qui représentera la Belgique à la finale italienne de Reggio Calabria cette année...

Danielle Pietroniro n'en restera pas là.  Devant la déception légitime de Paola, elle interpelle les organisateurs italiens et obtient deux garanties :  Paola Sarno sera d'office la représentante de la Belgique l'an prochain.  Et elle sera l'invitée officielle du concours cette année : elle sera donc bien de la cérémonie ce 25 juin !

Un conte de fée moderne

Le conte de fée continue donc.  Conte de fée ?  Oui, car c'est un incroyable enchaînement de hasards et de rencontres qui ont conduit la jeune femme de Morlanwelz sur le podium.

D'abord, il y a ce message d'Alain Tihon, qui a vu les photos de Paola sur Facebook et lui propose de prendre quelques clichés de la jeune femme.  Elle s'informe sur le photographe et finit par accepter.  Quelques clichés plus tard, Alain lui demande : "pourquoi ne t'inscrirais-tu pas au concours de Miss Italia in Belgio ?  Tu aurais tes chances..."

Paola hésite.  Elle rêve d'être hôtesse de l'air.  Mannequin ou miss ou animatrice, oui, pourquoi pas ?  Mais elle a la tête sur les épaules et pense à ses études.   Elle hésite tellement que, finalement, elle doit s'inscrire par téléphone le dernier jour...

Et elle participe, avec le résultat que l'on sait.  Et à présent, elle ira non pas une, mais deux fois en finale !  

Le secret : un trio de femmes résolues 

Mais le charme et la beauté ne sont pas les seuls atouts de Paola Sarno.  Sa force, son carburant pour aborder la vie avec une telle énergie tranquille, c'est l'amour de sa famille.  C'est le soutien inconditionnel de sa maman, Giovanna di Marino, et de sa soeur, Pierrette.  Il irradie de ce trio de femmes une force et une complicité peu communes.

La famille est originaire d'Avellino, une petite bourgade près de Naples.  Giovanna, coiffeuse de profession, élève seule ses deux filles.  Deux filles dont elle tire une fierté plus que légitime.

Paola, la cadette, cultive de nombreuses passions : en rhéto à l'athénée de Morlanwelz, elle se destine au tourisme.  Elle rêve d'être hôtesse de l'air : "j'aime le contact avec les personnes, porter un uniforme, rencontrer d'autres cultures, parler différentes langues..."  Elle en parle cinq : français et italien, anglais, néerlandais et espagnol.

La première chose qui frappe quand vous entrez chez Paola et sa famille, c'est un piano.  Le piano sur lequel Paola passe des heures à composer des mélodies.  Elle les poste sur Youtube et connaît déjà un joli succès.

Plus tôt, elle a fait de la danse et... du karaté.  Elle a même remporté des compétitions. "J'aimais bien ça, ça vous apprend la discipline, la force de caractère".

L'aînée, Pierrette, veut être styliste.  Elle fait de brillantes études à Naples, à l'Academia della Moda, une école réputée dans le milieu des fashionistas.  C'est elle qui a fabriqué la tenue colorée que portait Paola lors de la finale.  Une tenue chamarrée qui évoque le carnaval brésilien et qui épousait parfaitement les mouvements de la Miss lorsqu'elle dansait sur la scène.  "Elle l'a faite pour moi.  Trente heures de travail.  Elle est venue spécialement de Naples pour me soutenir en finale", déclare Paola.  Et on sent à l'émotion dans la voix toute l'affection qui lie les deux soeurs.

Giovanna sourit : "Paola a toujours été la plus réservée des deux.  Pierrette est plus extravertie, elle bouge beaucoup."  C'est vrai que Paola est à l'opposé de l'idée qu'on se fait généralement des miss : posée, la voix calme et grave, elle montre une maturité peu habituelle chez les filles de son âge.  Et un sourire authentique vient souligner chacune de ses paroles.  Pourtant, on sent une force en elle, une volonté d'aller au bout des choses qui explique sans doute son parcours.

Un parcours qui est loin d'être terminé car Paola, au cours de ces semaines de concours, s'est gagné le soutien d'une véritable équipe de pros : le photographe Alain Tihon - qui est l'auteur des photos de cet article.  Le chorégraphe Arthur Pedros, de l'Espace Danse de La Louvière, qui l'a aidée dans la chorégraphie qu'elle a présentée lors de la finale. 

Et enfin, Jérôme Moda, l'animateur de Fun Radio, qui l'emmène avec lui dans tous les endroits qui comptent : "c'est difficile d'évoluer dans le show business.  Mais grâce à ce concours et avec l'aide de Jérôme, je pourraime faire repérer et rencontrer un bon nombre de personnes dans le monde de la mode et de la télé" affirme la jeune femme.

Paola Sarno : retenez ce nom.  Car quelque chose nous dit qu'on l'entendra encore souvent à l'avenir.  En attendant, rendez-vous le 25 juin pour la finale de Reggio Calabria !  (MB).

 

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