Los Angeles : le Dr Conrad Murray, dernier médecin de Michael Jackson a été condamné ce mardi à une peine maximale de quatre ans de prison pour homicide involontaire après la mort du chanteur en juin 2009 dernier. Il n’a fait preuve d’aucun remords, selon l’accusation.
Murray devra aussi payer des indemnités à la famille de la star pour la perte de revenus engendrée par son décès, mais le juge n'en a pas fixé le montant, repoussant sa décision à une prochaine audience, le 23 janvier.
La mère du chanteur s'est félicitée du verdict, tout en estimant que le condamné s'en tirait à bon compte : « Quatre ans ne me rendront pas mon fils », a déclaré Katherine Jackson. « Quatre ans ce n'est pas assez pour la vie de quelqu'un. Cela ne le ramènera pas. Mais au moins il a pris le maximum. Je trouve que le juge était très, très juste », a-t-elle dit peu avant de quitter la salle du tribunal, où une grande partie du clan Jackson a suivi assidûment le procès. « Je remercie le juge, et je remercie les procureurs, je pense que tout s'est bien passé », a-t-elle ajouté devant les journalistes.
Aucun remords
Le juge Michael Pastor, dans une déclaration virulente contre le médecin de 58 ans, a estimé que ce dernier n'avait fait preuve « d'absolument aucun remords ». Et de préciser : « il y a ceux qui pense que le Dr Murray est un saint, il y a ceux qui pensent qu’il est un diable. Il n’est ni l’un ni l’autre. C’est un être humain. Il est reconnu coupable de mort d’un autre être humain ». Mais « Michael Jackson n’est pas mort en raison d’un seul fait ou évènement isolé. Il est mort à cause d’une accumulation de raisons qui sont directement imputables au Dr Murray » a ajouté le juge.
Négligence coupable
A l’issue de six semaines de procès, les douze membres du jury ont émis le verdict de culpabilité que réclamait le parquet. Ils ont reconnu à l’unanimité que le Dr Murray s’était rendu coupable de « négligence criminelle » ayant provoqué le décès inopiné de la star. Michael Jackson a succombé à une « grave intoxication » au propofol, puissant sédatif utilisé en milieu hospitalier mais que ce dernier utilisait chez lui comme somnifère, avec la complicité du Dr. Murray.
Ce dernier, avait reconnu très rapidement, avoir administré le sédatif à son patient le matin de sa mort et les mois précédents mais il a menti à plusieurs reprises et s’est engagé dans un comportement malhonnête pour couvrir ses transgressions. Pour le jury et la Cour, Conrad Murray a violé la confiance de la communauté médicale et de son patient. Il n’a fait preuve d’absolument aucun remord, d’absolument aucun sens de l’erreur et il est et demeure dangereux. (AD)
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