Le spornosexuel, laborieuse contraction, inventée par Mark Simpson, de sport-porno-sexuel vient de supplanté l’homme métrosexuel dans les archétypes masculins et l’icône de cette nouvelle vague est Dan Osborne.
Ce chroniqueur britannique avait déjà lancé en 1994 le terme métrosexuel (en gros le type qui pue pas, s’habille correct et s’épile). Il désignait des mecs sûrs de leur virilité, qui assumaient le fait d’aimer la mode et exhibaient leur plastique de rêve en sous-vêtements sans plus passer pour des tapettes. Le modèle était David Beckham, puis Cristiano Ronaldo. 20 ans plus tard, le journaliste estime, dans le «Daily Telegraph», que la donne sociale a changé.
Culture du selfie et du porno
Et le spécialiste de la masculinité cite Dan Osborne comme étant l’archétype de ce nouveau courant. Le bellâtre, de 22 ans, connu outre-Manche pour avoir participé à une émission de télé-réalité, fédère plusieurs dizaines de milliers de followers sur Instagram et Twitter et enflamme la toile à chacun de ses selfies. Et Mark Simpson de conclure sans détours : « Pour la génération actuelle, les réseaux sociaux, les selfies et la pornographie sont les principaux vecteurs de la volonté des mâles à se faire désirer. Ils veulent l’être pour leur corps, non pour leur garde-robe. Et certainement pas pour leur esprit.»
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