Eric Moussambani. Son nom ne vous dit peut-être plus rien, mais les images de sa course en solitaire aux JO de Sydney en 2000 ne vous seront sûrement pas inconnues. Une course srréaliste dans le monde olympique qui lui vaudra le surnom de Eric "l'anguille" par les médias. A l'approche des Jeux Olympiques de Londres, découvrez ce qu'est devenu le nageur guinéen, Eric Moussambani, entré dans la légende non pas pour des raisons de performances sportives mais pour le côté insolite de la chose. Petit retour en arrière.
Éric Moussambani avait créé la sensation aux JO à Sydney, lorsqu'il termina son 100m nage libre en 1 minute 52 secondes et 72 centièmes, soit plus du double du temps mis par ses concurrents. Le record du monde de la discipline était alors de 47 secondes et 84 centièmes.
Un symbole olympique
L'athlète équato-guinéen n'avait pas le niveau requis pour participer aux JO, mais il avait obtenu une dérogation donnée à certains pays en voie de développement. La Guinée équatoriale disposant de moyens trop faibles, Moussambani n'avait appris à nager que 8 mois avant de partir à Sydney. Il n'avait jamais vu de piscine de 50m. Son entraînement avait eu lieu dans une piscine d'hôtel de 20m.
La médiatisation d'Eric, l'anguille
Lors de sa série de qualification, Moussambani était opposé à Karim Bare, d'origine nigérienne, et à Farkhod Oripov, représentant le Tajikistan. Seulement voilà, ces deux nageurs, qui avaient reçu le même carton d'invitation, ont été coupables d'un faux départ. Eric Moussambani a donc nagé seul en un temps record dans le monde olympique. Un temps record car excessivement long.
Cet évènement assez insolite et peu ordinaire avait ravi les médias qui s’étaient empressés de surnommer Eric Moussambani, "l'anguille". En effet, son style de nage n'était pas très académique et peu semblable aux véritables champions. Néanmoins, le public présent dans les gradins du Centre Aquatique International de Sydney n'avait pas cessé d'encourager ce nageur inexpérimenté. Au terme de sa course effrénée, il est sorti de l'eau sous un tonnerre d'applaudissements.
« Les premiers 50 mètres n'ont pas été très difficiles, mais pendant les 50 derniers j'étais vraiment inquiet et je pensais que je n'allais pas finir la course », avait alors expliqué Eric Moussambani à la presse. Heureusement, "quelque chose est arrivé. Je pense que c'était le public qui m'encourageait. J'étais vraiment fier. Cela restera un moment inoubliable et j'ai vraiment apprécié les applaudissements du public. J'avais l'impression d'avoir remporté la médaille d'or ».
Les jours suivants, les médias ont porté Eric Moussambani en véritable héros et figure des Jeux Olympiques. Eric a fait le tour des télévisions du monde et les Unes des journaux à l'International. Il a même attiré les intérêts de certains sponsors tels que Speedo, la marque australienne spécialisée dans la natation.
Présent aux JO de Londres
Agé de 22 ans à l’époque, le guinéen, aujourd'hui âgé de 34 ans, sera bel et bien présent aux Jeux Olympiques d'été de Londres 2012. Il a trouvé du temps pour s'entraîner après ses journées en tant qu'employé dans une industrie pétrolière, ce qui lui a permis de se payer des heures d'entraînement.
Avec Eric, le dicton de Pierre de Coubertin, fondateur du Comité International Olympique (CIO) prend tout son sens : « L'important dans la vie, c'est de participer, ce n’est point le triomphe mais le combat, ce n’est pas d’avoir vaincu mais de s’être battu ». (AD)
http://www.youtube.com/watch?v=GYl2CoN6crY
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