En pleins préparatifs pour les Jeux olympiques de Londres cet été, les marathoniens chinois élèvent leurs propres poulets pour éviter d'ingérer des produits chimiques interdits que l'on peut trouver dans la viande en Chine, rapporte le Shanghai Daily.
En Chine, la viande est tellement bourrée de substances chimiques toxiques ou classées comme dopantes que les sportifs de haut niveau, tels que les marathoniens, en sont venus à élever eux-mêmes leurs poulets pour être certains de manger sain et de ne pas être considérés comme dopés en cas de contrôle aux JO.
Le clenbutérol, substance chimique interdite par l'Agence mondiale antidopage, est en effet utilisée par des agriculteurs peu scrupuleux afin de nourrir le bétail et produire une viande plus fine, vendue plus cher sur le marché.
« Etant donné que nous n'avons pas de cantine pour nous fournir de la nourriture sûre, nous devons préparer nos plats nous-mêmes parce que c'est risqué de manger dans un restaurant », explique un membre de l'équipe au journal.
Des poulets mais aussi des yacks
Les athlètes, qui s'entraînent dans le Yunnan (sud-ouest), se procurent également de la viande de yack directement auprès des éleveurs, ajoute le quotidien Shanghai Daily.
La Chine est régulièrement secouée par des scandales alimentaires. L'un des plus retentissants, en 2008, a provoqué la mort de six enfants et l'intoxication de près de 300.000 autres à du lait en poudre mélangé à de la mélamine, un produit industriel servant à augmenter artificiellement la teneur en protéines. (AD)
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