Les ventes de véhicules neufs au Japon, hors mini-modèles, ont dévissé de 51% en avril par rapport à celle du même mois de 2010, enregistrant leur pire recul, à cause des répercussions du séisme du 11 mars sur la production et le moral des acheteurs.
Il s'agit du huitième plongeon de suite, mais celui d'avril, à l'instar de celui de mars, résulte surtout des effets de la catastrophe naturelle. Cet effondrement général s'explique par la baisse de plus de moitié de la production des constructeurs nippons, dont plusieurs fournisseurs de composants et pièces détachées essentiels ont été violemment touchés par le désastre naturel qui a ravagé le nord-est du Japon où se trouvent de nombreuses usines. Le séisme et le tsunami meurtriers ont aussi brutalement atteint le moral des consommateurs, peu enclins à acheter.
Le principal constructeur affecté est Toyota qui a déploré une chute de 68,7% de ses ventes, une dégringolade d'autant plus marquée qu'il avait affiché d'excellentes performances un an auparavant. En avril toujours, Honda a constaté de son côté une baisse de 48,5% des commandes. Nissan a dans le même temps vendu pour sa part 37,2% de véhicules en moins qu'au cours du même mois de 2010.
La production et les ventes à l'étranger des constructeurs japonais subissent aussi les conséquences de la catastrophe. Un retour à la normale dans les usines d'assemblage est peu probable avant l'été et Toyota ne l'attend pas avant la fin de l'année, compte tenu de l'ampleur des dégâts subis par les équipementiers du Tohoku (nord-est) et de la difficulté, pour un constructeur, de changer rapidement de fournisseur. Les délais d’attente d’un véhicule neuf à la commande risquent donc d’être fortement allongés. (AFP/AD)
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